Réussir et rater la révolution de l'école
Éditions CPALI, asbl.
Vous pouvez commander ce livre ici
Contact: Georges Weis, Rue des Troispetit manuel de guérilla scolaire..., de révolution
avortée. . à l'usage de maîtres
dépassés, d'écoliers bofs, de géniteurs dépressifs ... et d'autorités
froufroutantes.
Extraits
de presse...
1. Comme l'écrit
Pierre Van Bergen dans la préface, "Faudrait-il donc voir ce livre comme
une de ces bouteilles que les naufragés jettent à la mer avec l'espoir que le message sera recueilli et que
trace en sera donc gardée dans le futur et, qui sait, que l'aventure aura une
suite?" Ce livre, j'en ai pris possession comme on s' empare d'un coffre
à souvenirs, déniché dans un grenier. Il contenait à la fois les souvenirs de ma vie et ceux de la vie d'autres,
parfois connus, parfois ignorés. Les trouver là dans le coffre, les découvrir dans l'environnement où les
auteurs les ont campés fut extrêmement émouvant. C'est sans doute aussi
pour cette émotion qu'il faudrait lire ce livre. Mais au delà d'un sentiment
doux-amer, il faut ouvrir les écrins, déballer les paquets, trouver les trésors
Entre toutes les pages du livre pendent, comme des fils, des pistes à
explorer, à combiner, à
reprendre, à déployer
plus fort, plus loin ou autrement...
Danièle Liétaer.
CONVERGENCES n0 24. Bulletin du centre de concertation de l
'enseignement officiel.
2.
Chaque année, pendant les vacances de Paques et en
été, ils partaient avec leurs familles et des élèves volontaires et motivés,
appliquer sur le terrain (en Belgique et à
l'étranger: Corse, Sardaigne, Ligurie...) leurs conceptions pédagogiques
inspirées par Ovide Decroly, Francisco Ferrer, Célestin Freinet, Isabelle
Gatti de Gamond, Alexander Sutherland Neill... Lieux magiques que ces camps
parascolaires où les jeunes apprenaient la liberté en choisissant eux-mêmes
le thème et la méthode par lesquels ils allaient mettre en pratique leurs
connaissances acquises durant l'année scolaire. En 1969, le rénové est
instauré à l'Athénée
d'Ixelles et dans 11 autres écoles. Les animateurs parascolaires, suivis par
certains parents d’élèves, en deviennent la cheville ouvrière soutenu par
le Ministère (certainement au début de l'expérience), ils s'y lancent corps
et âme.
Georges Garcia. Mensuel RÉFLEXIONS. Institut E. Vandervelde No. 12, p 34.
Ancien
élève de l'athénée
d'Ixelles.
3. En trois
cent trente pages d'analyses, de documents, d'interviews, un collectif, qui se
définit lui-même comme composé majoritairement de progressistes plus ou
moins révolutionnaires, laïques, soixante-huitard nostalgiques, entreprend
le "récit d'une tentative, sinon de prise de pouvoir, du moins de
partage du pouvoir afin de rénover 1'école de l'intérieur. Signalons, pour
conclure que l'ouvrage s'est voulu un constat objectif et qu'il l'est le plus
souvent. On peut toutefois déplorer que l'enthousiasme "partisan"
des auteurs ait parfois muselé leur esprit critique. Malgré les quelques réserves,
l'ouvrage, très instructif, est à lire.
Avec nostalgie ou crispation, selon le cas.
Jules Louis. ESPACE DE
LIBERTÉS n0 250, p 23.
4.
Il faut, dit-on, refondre le monde politique, judiciaire, réorganiser l'armée,
les polices, remettre l'Église en question… Quelle place accordons-nous
donc à l'École, cette
institution qui devrait faire face aux problèmes mouvants d'une société en
perpétuel changement ? L’École doit-elle subir, se résigner? Ou doit-elle
lutter, se révoquer? Le monde politique oublierait-il que École peut
engendrer le meilleur comme le pire?...
Émission RTBF 1 "C 'est
vous qui le dites". Interview de Jacqueline Decorte, mai 97.
Le livre est disponible, au prix de 900 FB, auprès de Georges Weis, rue
des trois tilleuls, B-1170 Bruxelles, tel : 02/646.39.64. Pour les associations désirant
en acheter plusieurs une réduction de 300 FB est accordée sur chaque
exemplaire.
R.TB.F Matin Première
à propos de l’interview : « C’est
vous qui le dites… » Mai 1997
L'enseignement
n'a plus fait la "une" des médias, ces derniers mois. Les affaires
belges, à la belge, ont tout
monopolisé.
Il
faut, dit-on, refondre le monde politique, judiciaire, réorganiser l'armée,
les polices, remettre 1'Eglise en question...
Quelle place accordons-nous donc à l'École, cette institution qui devrait faire face aux problèmes
mouvants d'une société en perpétuel changement? L'École doit-elle subir,
se résigner ? Ou doit-elle lutter, se révolter? Le monde politique
oublierait-il que l'École peut engendrer le meilleur comme le pire?
La
crise s'accentue, les institutions scolaires se fracturent, les enseignants se
portent mal, les élèves aussi. C'est la porte ouverte à des mouvements
sectaires, véhicules d'effets pervers, générateurs de destruction. Il faut
donc lutter... or l'École a toujours peur de se battre contre le Pouvoir. Évidemment,
elle en dépend! A quelques exceptions près, les établissements scolaires ne
sont plus que des services boiteux.
L'École
de 1997 n'a pu monter à la
vitesse supérieure, elle s'est enlisée dans les marais du découragement, de
la fatigue, de la dévalorisation de tout le système éducatif.
Et
pourtant, c'est aujourd'hui que devrait jaillir dans les écoles un ferment révolutionnaire,
future base d'une démocratie nouvelle à
l'image des agoras de l'antifuite, et non des parodies bien connues !
Cette École future, ne devrait-elle pas être un centre inter et
pluriculturel, au sein d'une entité locale ? Ne devrait-elle pas axer ses méthodes
sur la recherche de la réussite, plutôt que sur les constats d'échecs ?
Tout est envisageable et facilement réalisable... : l'enseignement
modulaire, les unités capitalisables, l'enseignement à
distance, les nombreuses A.S.B.L., toute forme locale éducative, sont
des types d'enseignement qui pourraient parfaitement s'intégrer sans rien débourser
de plus !
Dans
les années sixties, des expériences éducatives ont en lieu, avec bonheur :
rappelons le mouvement parascolaire belge - devenu plus tard international -
et l'Enseignement Rénové à partir
de 1967/1968, qui furent prometteurs d'un vaste mouvement libérateur, étouffé
plus tard par des pontifes de toutes tendances intellectuelles et bourgeoises
confondues.
D'aucuns
affirment que l'Enseignement Rénové a été un échec. N'a t-il pas
simplement ouvert des horizons qui ont fait peur ? Ne rendait-il pas les gens
trop critiques ? Trop imaginatifs? Trop responsables ? Toute époque a
toujours dû lutter contre l'obscurantisme... Gageons que demain nos jeunes
eux aussi trouveront la force nécessaire pour créer et redynamiser en beauté
leur enseignement qu'ils forgeront dans un esprit de sagesse.
Jacqueline Decorte
Directrice
honoraire de l'E.M/Lycée de Ganshoren
Rue
de l'Étang, 6 bte 10
1040
Bruxelles
02/647.57.63.
Pour présenter le livre « Réussir et rater la révolution de l ‘école ».
CONVERGENCES
BULLETIN DU CENTRE DE CONCERTATION DE L’ENSEIGNEMENT
OFFICIEL a.s.b.l. |
Trimestriel Décembre 1996 - n0 24 10.000 exemplaires |
L'une des aventures pédagogiques les plus marquantes, les plus soutenues
par ses acteurs, les plus controversées par ses adversaires, les plus symboliquement
défendues ou descendues par les uns et par les autres, est certainement
celle de l'enseignement rénové.
Paradoxalement, peu de travaux ont été consacrés à
son évaluation: On connaît bien sûr le remarquable ouvrage d'Anne
Van Haecht (L'enseignement rénové, des origines à
l'éclipse). On a peut-être entendu parler de l'avis rendu en 1993
par le Conseil de l'Éducation et de la Formation.
L'ouvrage collectif qui vient de sortir de presse, «Réussir et rater la révolution
de l'école» réalisé par un collectif animé par Jacqueline Decorte,
Jules Pâques et Georges Weis, ne relève pas de ce type de travaux. Comme il
l'affiche en page 2, «Ce livre raconte la saga d'écoles créatives et puis
assassinées, du rénové vécu puis saboté, d'une révolution parascolaire
fer de lance d'espoirs pédagogiques oubliés». Ce n'est pas un livre triste,
même si la nostalgie ose s'exprimer dans l'autodérision et l'amertume. Ce
n'est pas un livre d'analyse, même si les éléments de représentation sont
assez nombreux et multiples que pour tenter l'examen. Comme l'écrit Pierre
Van Bergen dans la préface, «Faudrait-il donc voir ce livre comme une de ces
bouteilles que les naufragés jettent à la mer avec l'espoir que le message
sera recueilli et que trace en sera donc gardée dans le futur et, qui sait,
que l'aventure aura une suite?»
Ce livre, j'en ai pris possession comme on s'empare d'un coffre à
souvenirs, déniché dans Un grenier. Il contenait à la fois les
souvenirs de ma vie et ceux de la vie d'autres, parfois connus, parfois ignorés.
Les trouver là dans le coffre, les découvrir dans l'environnement où les
auteurs les ont campés fut extrêmement émouvant. C'est sans doute aussi
pour cette émotion qu'il faudrait lire ce livre. Mais au delà
d'un sentiment doux-amer, il faut ouvrir les écrins, déballer les
paquets, trouver les trésors. Entre toutes les pages du livre pendent, comme
des fils, des pistes à explorer, à combiner,
à reprendre, à
déployer plus fort, plus loin ou autrement. Par exemple,
le développement du péril parascolaire était-il un bon moyen pour modifier
la dynamique scolaire en créant des ponts entre l'intérieur et l'extérieur
? Pouvait-il, pourrait-il faire évoluer vers plus d'authenticité ou
d'humanité les rapports professeurs-éléves au cœur même des
apprentissages ? Quelles transpositions du parascolaire vers l'intérieur de
l'école sont-elles possibles, souhaitables, risquées ? Quel sens cela
a-t-il, en matière d'apprentissage scolaire, de parler du dedans et du
dehors …
Incontestablement, la lecture de ce livre donne envie de revendiquer qu'un
travail sérieux et approfondi d'évaluation du rénové soit mené. Que l'on
utilise les informations dégagées par l'analyse pour mettre en oeuvre des
pistes d'action, des objectifs opérationnels, des solutions concrètes
imaginées et construites en réponse aux problèmes réellement débusqués.
Que les responsables de l'enseignement appliquent à leur propre action
politique l'évaluation formative qu'ils recommandent dans l'enseignement. La
pédagogie de la réussite appliquée au système éducatif, en somme.
Danielle Liétaer
Renseignements pratiques
Le livre peut être acheté au prix de
900 FB en s'adressant à Georges
Weis, 40a, rue Malibran, B-1050
Bruxelles (Tel 02.646.39.64). CCP
000-0846l23-89.
POINTS DE VUES: SOCIÉTÉ (Mensuel de réflexions Socialisme, Février ’97)
«Réussir et
rater la
révolution de I'école»
Par
Georges GARCIA *
Ce livre
relate, de manière vivante et gaie, - et donc fort agréable à
lire -l'histoire, les expériences vécues de professeurs admirables
vivant leur engagement professionnel, leur combat quotidien pour une école
de la liberté et pour une pédagogie de la réussite, comme un sacerdoce.
Précurseurs du rénové, ils le furent avec d'autres collègues, en
organisant, dès le tout début des années 1960, les camps parascolaires.
Chaque année, pendant les vacances de Pâques et en
été, ils partaient avec leurs familles et des élèves volontaires et
motivés, appliquer sur le terrain (en Belgique et à l'étranger: Corse, Sardaigne, Ligurie...) leurs
conceptions pédagogiques inspirées par Ovide Decroly, Francisco Ferrer, Célestin
Freinet, Isabelle Gatti de Gamond, Alexander Sutherland Neill... Lieux
magiques que ces camps parascolaires où les jeunes apprenaient la liberté en
choisissant eux-mêmes le thème et la méthode par lesquels ils allaient
mettre en pratique leurs connaissances acquises durant l'année scolaire:
prise d'échantillons entomologiques et botaniques, recherches archéologiques
et mesures anthropométriques en Sardaigne en 1963 ; animation et étude du
village de Saint-Nazaire-le-Désert
(Drôme, France) en 1965; topographie d'une grotte en Corse en 1967 ;...
Les jeunes y apprenaient aussi l'égalité: un élève initiant un professeur
à une discipline (la plongée
sous-marine) ; et la fraternité, le soir autour du feu de camp, chacun
racontant ses expériences et ses émotions de la journée. Le succès pédagogique
des camps parascolaires reposait sur un principe fort simple : cesser
d'infantiliser l'élève en l'engageant à
assumer ses responsabilités devant toute la communauté. Tel groupe élèves
était chargé de l'intendance du camp, tel autre des repas, tel autre de
l'entretien du matériel technique... De pareille épreuve, les jeunes en
sortaient beaucoup plus confiants en eux-mêmes, en leurs capacités, leurs
possibilités et leurs limites aussi ; mais surtout avec un esprit critique
revigoré. Certains anciens parascolaires ont fait carrière depuis lors,
citons Robert Tollet, Jean-Jacques Jespers, Hugues Lepaige, Philippe Sireuil
et j'en passe. En 1969 les mouvements parascolaires se sont unis dans la Confédération
Nationale des Groupements Parascolaires de l'Enseignement Officiel (CNGPO),
seule association de jeunesse laïque membre du CAL.
En 1969, le rénové est instauré à l'Athénée
d'Ixelles et dans 11 autres écoles. Les animateurs parascolaires, suivis par
certains parents et élèves, en deviennent la cheville ouvrière. Soutenus
par le Ministère (certainement au début de l'expérience), ils s'y lancent
corps et âme : mise sur pied d'une gestion associative de l'école, avec
pouvoirs décisionnels impliquant le préfet, les professeurs, les élèves,
le personnel technique, les parents; abandon des examens et des cotisations
pour une évaluation permanente de l’élève; mise en place des options ;
programme du cours élaboré entre le professeur et ses élèves ; mise à
l'épreuve du savoir hors des murs de l'école. Mais au bout de
quelques années, par changement de volonté politique du Ministère, ne
donnant plus les moyens matériels nécessaires au rénové pour se développer
(prémisses à la gestion
actuelle purement budgétaire et comptable de l'enseignement), la désillusion
gagne les esprits éclairés. Cet échec est analysé dans ce livre et mis
en parallèle avec d'autres expériences et projets limités, mais ayant réussi
: les écoles de Yerres et La Coûme en France...
Bref, cette oeuvre décrit les espoirs et les déceptions de professeurs,
humanistes vrais (et non de salon) jusqu'au tréfonds de leur âme, qui ont
voulu (et veulent toujours, ce livre en est la preuve) vivre leur engagement
philosophique à travers leur
pratique professionnelle. Refusant une école de l'élitisme et de
l'exclusion, ils ont contribué à tailler
la pierre d'une école nouvelle, celle de la réussite, du bonheur et de l'émancipation
de l'adolescent à travers la
valorisation de ses potentialités.
Ouvrage collectif coordonné par Jacqueline Decorte, Jules Pâques, Georges
Weis.
Tous les trois sont des retraités actifs et féconds.
Jacqueline Decorte est l'ancienne directrice de l'École Moyenne de
Ganshoren à Bruxelles, Jules Pâques fut professeur de français à l'Athénée
d'lxelles (Bruxelles) et Georges Weis, professeur de géographie, puis de
sciences sociales A ce même athénée et aussi ex-membre du Bureau Exécutif
de la Ligue de l'Enseignement et ancien administrateur du CAL.
Le livre est disponible, au prix de 900FB, auprès de Georges Weis, rue
Malibran 40a, B-1050 Bruxelles, tel. : 02/646 39 64.
Pour les associations désirant en acheter plusieurs une réduction de 300
Fb est accordée sur chaque exemplaire.
Bruxelles,
le
21 FEV. 1997
Place Surlet de Chokier, 1000
BruxeIles
Gouvernement de la Communauté française
LA MINISTRE۰PRÉSIDENTE
NOS REF.: XXXXX
(à
rappeler dans toute correspondance)
Monsieur
George WEIS
Monsieur
Jules PAQUES
Madame
Jacqueline DECORTE
Rue des Trois
B-1170 BRUXELLES
+32 (0)2 646 3964
Madame, Messieurs,
Grand merci pour votre témoignage.
Il m'encourage et m'interpelle.
L’exercice de la démocratie
dans les écoles, jubilatoire dans vos récits, peut-il survivre à son
institutionnalisation, 30 ans après, j'entends crisser les mêmes freins, j'espère
bientôt entendre les échos des mêmes enthousiasmes que les vôtres!
J'espère gagner des batailles,
j'irai aussi vite et aussi loin que possible,
instruite par Ce qui a réussi et par ce qui a raté.
Puissent beaucoup d’écoles
connaître autant d'heures de gloire dont vous gardez un vibrant Souvenir mais
dont vous témoignez aussi avec lucidité.
Je souhaiterais faire connaître
votre Ouvrage à l'ensemble de la
communauté scolaire. La brochure d'informations générales pourrait y
satisfaire à l'aide d1un texte de présentation et des
renseignements pratiques que vous nous feriez parvenir.
Je vous prie de croire, Madame,
Messieurs, à I'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Laurette ONKELINX
P.S.: s'il n'a ni la verve ni la forme de
votre petit mensuel de guérilla scolaire, la lecture de mon projet de décret
ne devrait pas vous laisser indifférents. "L'Utopie, c'est prévoir
l'Avenir..."