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Réussir et rater la révolution de l'école        Éditions CPALI, asbl.

 

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Préface (Pierre Van Bergen)

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B-1170 BRUXELLES  
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petit manuel de guérilla scolaire..., de révolution avortée. . à  l'usage de maîtres dépassés, d'écoliers bofs, de géniteurs dépressifs ... et d'autorités froufroutantes.  

Extraits de presse...

1.  Comme l'écrit Pierre Van Bergen dans la préface, "Faudrait-il donc voir ce livre comme une de ces bouteilles que les naufragés jettent à  la mer avec l'espoir que le message sera recueilli et que trace en sera donc gardée dans le futur et, qui sait, que l'aventure aura une suite?" Ce livre, j'en ai pris possession comme on s' empare d'un coffre à souvenirs, déniché dans un grenier. Il contenait à  la fois les souvenirs de ma vie et ceux de la vie d'autres, parfois connus, parfois ignorés. Les trouver là  dans le coffre, les découvrir dans l'environnement où les auteurs les ont campés fut extrêmement émouvant. C'est sans doute aussi pour cette émotion qu'il faudrait lire ce livre. Mais au delà d'un sentiment doux-amer, il faut ouvrir les écrins, déballer les paquets, trouver les trésors Entre toutes les pages du livre pendent, comme des fils, des pistes à  explorer, à  combiner, à  reprendre, à  déployer plus fort, plus loin ou autrement...

Danièle Liétaer. CONVERGENCES n0 24. Bulletin du centre de concertation de l 'enseignement officiel.

 2.  Chaque année, pendant les vacances de Paques et en été, ils partaient avec leurs familles et des élèves volontaires et motivés, appliquer sur le terrain (en Belgique et à  l'étranger: Corse, Sardaigne, Ligurie...) leurs conceptions pédagogiques inspirées par Ovide Decroly, Francisco Ferrer, Célestin Freinet, Isabelle Gatti de Gamond, Alexander Sutherland Neill... Lieux magiques que ces camps parascolaires où les jeunes apprenaient la liberté en choisissant eux-mêmes le thème et la méthode par lesquels ils allaient mettre en pratique leurs connaissances acquises durant l'année scolaire. En 1969, le rénové est instauré à  l'Athénée d'Ixelles et dans 11 autres écoles. Les animateurs parascolaires, suivis par certains parents d’élèves, en deviennent la cheville ouvrière soutenu par le Ministère (certainement au début de l'expérience), ils s'y lancent corps et âme.

Georges Garcia. Mensuel RÉFLEXIONS. Institut E. Vandervelde No. 12, p 34.

Ancien élève de l'athénée d'Ixelles.

 3.  En trois cent trente pages d'analyses, de documents, d'interviews, un collectif, qui se définit lui-même comme composé majoritairement de progressistes plus ou moins révolutionnaires, laïques, soixante-huitard nostalgiques, entreprend le "récit d'une tentative, sinon de prise de pouvoir, du moins de partage du pouvoir afin de rénover 1'école de l'intérieur. Signalons, pour conclure que l'ouvrage s'est voulu un constat objectif et qu'il l'est le plus souvent. On peut toutefois déplorer que l'enthousiasme "partisan" des auteurs ait parfois muselé leur esprit critique. Malgré les quelques réserves, l'ouvrage, très instructif, est à  lire. Avec nostalgie ou crispation, selon le cas.

Jules Louis. ESPACE DE LIBERTÉS n0 250, p 23.

 4. Il faut, dit-on, refondre le monde politique, judiciaire, réorganiser l'armée, les polices, remettre l'Église en question… Quelle place accordons-nous donc à  l'École, cette institution qui devrait faire face aux problèmes mouvants d'une société en perpétuel changement ? L’École doit-elle subir, se résigner? Ou doit-elle lutter, se révoquer? Le monde politique oublierait-il que École peut engendrer le meilleur comme le pire?...

 Émission RTBF 1 "C 'est vous qui le dites". Interview de Jacqueline Decorte, mai 97.

 Le livre est disponible, au prix de 900 FB, auprès de Georges Weis, rue des trois tilleuls, B-1170 Bruxelles, tel : 02/646.39.64. Pour les associations désirant en acheter plusieurs une réduction de 300 FB est accordée sur chaque exemplaire.

 



 

R.TB.F Matin Première

à propos de l’interview :  « C’est vous qui le dites… » Mai 1997

L'enseignement n'a plus fait la "une" des médias, ces derniers mois. Les affaires belges, à  la belge, ont tout monopolisé.

Il faut, dit-on, refondre le monde politique, judiciaire, réorganiser l'armée, les polices, remettre 1'Eglise en  question... Quelle place accordons-nous donc à  l'École, cette institution qui devrait faire face aux problèmes mouvants d'une société en perpétuel changement? L'École doit-elle subir, se résigner ? Ou doit-elle lutter, se révolter? Le monde politique oublierait-il que l'École peut engendrer le meilleur comme le pire?

La crise s'accentue, les institutions scolaires se fracturent, les enseignants se portent mal, les élèves aussi. C'est la porte ouverte à des mouvements sectaires, véhicules d'effets pervers, générateurs de destruction. Il faut donc lutter... or l'École a toujours peur de se battre contre le Pouvoir. Évidemment, elle en dépend! A quelques exceptions près, les établissements scolaires ne sont plus que des services boiteux.

L'École de 1997 n'a pu monter à  la vitesse supérieure, elle s'est enlisée dans les marais du découragement, de la fatigue, de la dévalorisation de tout le système éducatif.

Et pourtant, c'est aujourd'hui que devrait jaillir dans les écoles un ferment révolutionnaire, future base d'une démocratie nouvelle à  l'image des agoras de l'antifuite, et non des parodies bien connues ! Cette École future, ne devrait-elle pas être un centre inter et pluriculturel, au sein d'une entité locale ? Ne devrait-elle pas axer ses méthodes sur la recherche de la réussite, plutôt que sur les constats d'échecs ? Tout est envisageable et facilement réalisable... : l'enseignement modulaire, les unités capitalisables, l'enseignement à  distance, les nombreuses A.S.B.L., toute forme locale éducative, sont des types d'enseignement qui pourraient parfaitement s'intégrer sans rien débourser de plus !

Dans les années sixties, des expériences éducatives ont en lieu, avec bonheur : rappelons le mouvement parascolaire belge - devenu plus tard international - et l'Enseignement Rénové à  partir de 1967/1968, qui furent prometteurs d'un vaste mouvement libérateur, étouffé plus tard par des pontifes de toutes tendances intellectuelles et bourgeoises confondues.

D'aucuns affirment que l'Enseignement Rénové a été un échec. N'a t-il pas simplement ouvert des horizons qui ont fait peur ? Ne rendait-il pas les gens trop critiques ? Trop imaginatifs? Trop responsables ? Toute époque a toujours dû lutter contre l'obscurantisme... Gageons que demain nos jeunes eux aussi trouveront la force nécessaire pour créer et redynamiser en beauté leur enseignement qu'ils forgeront dans un esprit de sagesse.

Jacqueline Decorte

Directrice honoraire de l'E.M/Lycée de Ganshoren

Rue de l'Étang, 6 bte 10

1040 Bruxelles

02/647.57.63.

Pour présenter le livre « Réussir et rater la révolution de l ‘école ».



 

CONVERGENCES

BULLETIN DU CENTRE DE CONCERTATION DE L’ENSEIGNEMENT OFFICIEL a.s.b.l.

Trimestriel

Décembre 1996 - n0 24

10.000 exemplaires

Réussir et rater

la révolution de l'école

L'une des aventures pédagogiques les plus marquantes, les plus soutenues par ses acteurs, les plus controversées par ses adversaires, les plus symboli­quement défendues ou descendues par les uns et par les autres, est certai­nement celle de l'enseignement rénové.

Paradoxalement, peu de travaux ont été consacrés à  son évaluation: On connaît bien sûr le remarquable ouvrage d'Anne Van Haecht (L'ensei­gnement rénové, des origines à  l'éclipse). On a peut-être entendu par­ler de l'avis rendu en 1993 par le Conseil de l'Éducation et de la For­mation. 

L'ouvrage collectif qui vient de sortir de presse, «Réussir et rater la révolution de l'école» réalisé par un collec­tif animé par Jacqueline Decorte, Jules Pâques et Georges Weis, ne relève pas de ce type de travaux. Comme il l'affiche en page 2, «Ce livre raconte la saga d'écoles créatives et puis assassinées, du rénové vécu puis saboté, d'une révolution parascolaire fer de lance d'espoirs pédagogiques oubliés». Ce n'est pas un livre triste, même si la nostalgie ose s'exprimer dans l'autodérision et l'amertume. Ce n'est pas un livre d'analyse, même si les éléments de représentation sont assez nombreux et multiples que pour tenter l'examen. Comme l'écrit Pierre Van Bergen dans la préface, «Faudrait-il donc voir ce livre comme une de ces bouteilles que les naufragés jettent à la mer avec l'espoir que le message sera recueilli et que trace en sera donc gardée dans le futur et, qui sait, que l'aventure aura une suite?» 

Ce livre, j'en ai pris possession comme on s'empare d'un coffre à  souvenirs, déniché dans Un grenier. Il contenait à la fois les souvenirs de ma vie et ceux de la vie d'autres, parfois connus, parfois ignorés. Les trouver là dans le coffre, les découvrir dans l'environnement où les auteurs les ont campés fut extrêmement émouvant. C'est sans doute aussi pour cette émotion qu'il faudrait lire ce livre. Mais au delà  d'un sentiment doux-amer, il faut ouvrir les écrins, déballer les paquets, trouver les trésors. Entre toutes les pages du livre pendent, comme des fils, des pistes à  explorer, à  combiner, à  reprendre, à  déployer plus fort, plus loin ou autrement. Par exemple,  le  développement  du péril parascolaire était-il un bon moyen pour modifier la dynamique scolaire en créant des ponts entre l'intérieur et l'extérieur ? Pouvait-il, pourrait-il faire évoluer vers plus d'authenticité ou d'humanité les rapports professeurs-éléves au cœur même des apprentissages ? Quelles transpositions du parascolaire vers l'intérieur de l'école sont-elles pos­sibles, souhaitables, risquées ? Quel sens cela a-t-il, en matière d'appren­tissage scolaire, de parler du dedans et du dehors … 

Incontestablement, la lecture de ce livre donne envie de revendiquer qu'un travail sérieux et approfondi d'évaluation du rénové soit mené. Que l'on utilise les informations dégagées par l'analyse pour mettre en oeuvre des pistes d'action, des objec­tifs opérationnels, des solutions concrètes imaginées et construites en réponse aux problèmes réellement débusqués. Que les responsables de l'enseignement appliquent à leur propre action politique l'évaluation formative qu'ils recommandent dans l'enseignement. La pédagogie de la réussite appliquée au système éducatif, en somme. 

Danielle Liétaer

 Renseignements pratiques 

Le livre peut être acheté au prix de

900 FB en s'adressant à Georges

Weis, 40a, rue Malibran, B-1050

Bruxelles (Tel 02.646.39.64). CCP

000-0846l23-89.




 

POINTS DE VUES: SOCIÉTÉ (Mensuel de réflexions Socialisme, Février ’97)

«Réussir et rater la

révolution de I'école»

Par Georges GARCIA *

 

Ce livre relate, de manière vivante et gaie, - et donc fort agréable à  lire -l'histoire, les expériences vécues de professeurs admirables vivant leur en­gagement professionnel, leur combat quotidien pour une école de la liberté et pour une pédagogie de la réussite, comme un sacerdoce.

Précurseurs du rénové, ils le furent avec d'autres collègues, en organisant, dès le tout début des années 1960, les camps parascolaires. Chaque année, pendant les vacances de Pâques et en  été, ils partaient avec leurs familles et des élèves volontaires et motivés, appli­quer sur le terrain (en Belgique et à  l'étranger: Corse, Sardaigne, Ligu­rie...) leurs conceptions pédagogiques inspirées par Ovide Decroly, Francisco Ferrer, Célestin Freinet, Isabelle Gatti de Gamond, Alexander Sutherland Neill... Lieux magiques que ces camps parascolaires où les jeunes apprenaient la liberté en choisissant eux-mêmes le thème et la méthode par lesquels ils al­laient mettre en pratique leurs connais­sances acquises durant l'année scolaire: prise d'échantillons entomologiques et botaniques, recherches archéologiques et mesures anthropométriques en Sar­daigne en 1963 ; animation et étude du village de  Saint-Nazaire-le-Désert (Drôme, France) en 1965; topogra­phie d'une grotte en Corse en 1967 ;... Les jeunes y apprenaient aussi l'égalité: un élève initiant un professeur à  une discipline (la plongée sous-marine) ; et la fraternité, le soir autour du feu de camp, chacun racontant ses expériences et ses émotions de la journée. Le succès pédagogique des camps parasco­laires reposait sur un principe fort sim­ple : cesser d'infantiliser l'élève en l'en­gageant à  assumer ses responsabilités devant toute la communauté. Tel groupe élèves était chargé de l'inten­dance du camp, tel autre des repas, tel autre de l'entretien du matériel techni­que... De pareille épreuve, les jeunes en sortaient beaucoup plus confiants en eux-mêmes, en leurs capacités, leurs possibilités et leurs limites aussi ; mais surtout avec un esprit critique revigoré. Certains anciens parascolaires ont fait carrière depuis lors, citons Robert Tollet, Jean-Jacques Jespers, Hugues Lepaige, Philippe Sireuil et j'en passe. En 1969 les mouvements parascolaires se sont unis dans la Confédération Nationale des Groupements Parasco­laires de l'Enseignement Officiel (CNGPO), seule association de jeu­nesse laïque membre du CAL.

 En 1969, le rénové est instauré à  l'Athénée d'Ixelles et dans 11 autres écoles. Les animateurs parascolaires, suivis par certains parents et élèves, en deviennent la cheville ouvrière. Soute­nus par le Ministère (certainement au début de l'expérience), ils s'y lancent corps et âme : mise sur pied d'une ges­tion associative de l'école, avec pou­voirs décisionnels impliquant le préfet, les professeurs, les élèves, le personnel technique, les parents; abandon des examens et des cotisations pour une évaluation permanente de l’élève; mise en place des options ; programme du cours élaboré entre le professeur et ses élèves ; mise à  l'épreuve du savoir hors des murs de l'école. Mais au bout de quelques années, par changement de volonté politique du Ministère, ne donnant plus les moyens matériels nécessaires au rénové pour se développer (prémisses à  la gestion actuelle pure­ment budgétaire et comptable de l'en­seignement), la désillusion gagne les es­prits éclairés. Cet échec est analysé dans ce livre et mis en parallèle avec d'autres expériences et projets limités, mais ayant réussi : les écoles de Yerres et La Coûme en France...

Bref, cette oeuvre décrit les espoirs et les déceptions de professeurs, humanis­tes vrais (et non de salon) jusqu'au tréfonds de leur âme, qui ont voulu (et veulent toujours, ce livre en est la preuve) vivre leur engagement philo­sophique à  travers leur pratique profes­sionnelle. Refusant une école de l'élitisme et de l'exclusion, ils ont contri­bué à  tailler la pierre d'une école nouvelle, celle de la réussite, du bon­heur et de l'émancipation de l'adoles­cent à  travers la valorisation de ses potentialités.

 Ouvrage collectif coordonné par Jacqueline Decorte, Jules Pâques, Georges Weis.

Tous les trois sont des retraités ac­tifs et féconds.

Jacqueline Decorte est l'ancienne directrice de l'École Moyenne de Ganshoren à Bruxelles, Jules Pâques fut professeur de français à l'Athénée d'lxelles (Bruxelles) et Georges Weis, professeur de géographie, puis de sciences sociales A ce même athénée et aussi ex-membre du Bu­reau Exécutif de la Ligue de l'Ensei­gnement et ancien administrateur du CAL.

Le livre est disponible, au prix de 900FB, auprès de Georges Weis, rue Malibran 40a, B-1050 Bruxelles, tel. : 02/646 39 64.

Pour les associations désirant en acheter plusieurs une réduction de 300 Fb est accordée sur chaque exemplaire.




 

Bruxelles, le 21 FEV. 1997

Place Surlet de Chokier, 1000 BruxeIles

 Gouvernement de la Communauté française

LA MINISTRE۰PRÉSIDENTE

 NOS REF.: XXXXX

(à rappeler dans toute correspondance)

Monsieur George WEIS

Monsieur Jules PAQUES

Madame Jacqueline DECORTE

Rue des Trois Tilleuls

B-1170 BRUXELLES

+32 (0)2 646 3964

 

 Madame, Messieurs,

Grand merci pour votre témoignage. Il m'encourage et m'interpelle.

L’exercice de la démocratie dans les écoles, jubilatoire dans vos récits, peut-il survivre à son institutionnalisation, 30 ans après, j'entends crisser les mêmes freins, j'espère bientôt entendre les échos des mêmes enthousiasmes que les vôtres!

J'espère gagner des batailles, j'irai aussi vite et aussi loin que possible, instruite par Ce qui a réussi et par ce qui a raté.

Puissent beaucoup d’écoles connaître autant d'heures de gloire dont vous gardez un vibrant Souvenir mais dont vous témoignez aussi avec lucidité.

Je souhaiterais faire connaître votre Ouvrage à  l'ensemble de la communauté scolaire. La brochure d'informations générales pourrait y satisfaire à l'aide d1un texte de présentation et des renseignements pratiques que vous nous feriez parvenir.  

Je vous prie de croire, Madame, Messieurs, à I'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Laurette ONKELINX

 

P.S.: s'il n'a ni la verve ni la forme de votre petit mensuel de guérilla scolaire, la lecture de mon projet de décret ne devrait pas vous laisser indifférents. "L'Utopie, c'est prévoir l'Avenir..."